Ouagadougou, Burkina Faso, Enseignement

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Ouagadougou, Burkina Faso, Enseignement


La Mission

Contexte du projet : Maison catholique Saint-Dominique dans le quartier populaire de Wemtenga à Ouagadougou, Burkina Faso

Le 2 octobre 2017, les frères de la communauté de Ouagadougou au Burkina Faso ont ouvert un collège/lycée dans un quartier précaire de la ville. Ce projet avance de manière importante mais la communauté souhaite pour le moment se concentrer sur les enseignements de base. C'est pourquoi, ils souhaiteraient donner la possibilité à des volontaires, pour une durée d'un an, de faire évoluer ce projet avec eux.

Le Service d’entraide scolaire (SES) que la communauté avait initié en 2013 peut, à juste titre, être considéré comme le premier jet de la maison Saint-Dominique. En effet, le milieu étant précaire et défavorisé, les élèves, après les cours, sont livrés à eux-mêmes, ils ne sont pas attendus et bien souvent, il n’y a personne à la maison pour poursuivre avec eux le suivi scolaire journalier. Les parents sont le plus souvent sous-scolarisés. Cet handicap empêche donc la proximité et l’implication de ces derniers dans l’accompagnement intellectuel des enfants une fois de retour le soir à la maison.

Aussi, la grande paupérisation des familles environnantes ne permet pas aux parents d’avoir les moyens financiers pour engager des répétiteurs afin de booster leurs enfants à l’étude. Vu le besoin de suivi scolaire que ces enfants là nécessitent, les frères ont mis en place un système de cours de renforcement. Cette solidarité a convaincu les frères, s’il en était besoin, de la nécessité d’aller plus loin dans l’encadrement en ouvrant un établissement entier. En retour, on peut affirmer que le SES de Yamtenga aura servi de publicité naturelle et anticipée pour le futur lycée. L’effectif que nous avons pour une première année est, aux dires de certains acteurs du milieu éducatif national, « du jamais vu ! ».

Cette solidarité a convaincu les frères, s’il en était besoin, de la nécessité d’aller  plus loin dans l’encadrement en ouvrant carrément un établissement. En retour, on peut affirmer que le SES de Wemtenga aura servi de publicité naturelle et anticipée pour le futur lycée. L’effectif que nous avons pour une première année est, aux dires de certains acteurs du milieu éducatif national, « du jamais vu ! ».



Une demande de l’archevêque et des populations

Au Burkina Faso, l'Église prend une part très importante dans l’éducation. Plus de la moitié des élèves du pays fréquentent les établissements privés catholiques.

Cette contribution prépondérante se justifie d’une part, par la faiblesse de l’offre publique en la matière et d’autre part, par la qualité et l’excellence cultivées dans les établissements catholiques.

Les établissements privés catholiques ne viennent pas simplement en appoint mais sont d’une importance vitale pour l’éducation au Burkina Faso. Et cela, les évêques l’ont compris. Le souci pastoral de l’Église au Burkina comporte donc de façon prioritaire et intrinsèque la dimension sociale à travers l’éducation notamment.

C’est pourquoi, le Cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou qui avait déjà visité la communauté et qui avait alors vu les installations du service d’entraide scolaire (SES), a encouragé la communauté à entrer résolument dans le classique, le formel.


Dans le quartier de Wemtenga, il n’existait pas encore de lycée privé catholique. Aucun établissement privé n’était même répertorié au niveau du ministère de l’enseignement post-primaire. Il va s’en dire que les établissements existants œuvraient tous dans l’illégalité. Lors d’une rencontre en avril 2016 entre le vice provincial et les frères, l’archevêque est revenu de façon récurrente sur le projet de collège, cherchant à se faire préciser la date de son démarrage. Cela ne trahit-il pas une impatience causée par le souci pastoral ?

Par ailleurs, en novembre 2016, la communauté a tenu une assemblée avec les fidèles réguliers de la paroisse, qui ont en grande majorité montré une volonté d'avoir un collège/lycée catholique aux environs. De fait, dans ce quartier de Wemtenga qui en réalité est un village rattrapé par la pression démographique, les dominicains sont les seuls religieux présents. L'attente était donc là.


La maison Saint-Dominique à Wemtenga ou l’audace de l’hospitalité

Les frères ont voulu témoigner qu’il ne suffit pas d’être dans une périphérie, au milieu des populations mais qu’il faut être avec elles et le leur prouver concrètement. La question de l’accueil et de l’hospitalité dont parle souvent le pape François ne consiste pas seulement à accueillir des migrants mais aussi, à l’intérieur d’un même pays et dans la vie religieuse, accepter de nous dessaisir de choses pour faire de la place.

Le concept qui a mis la communauté en mouvement est celui d’un début de collège « au-dessus des frères ». Dans une localité où il y a des parcelles de 50 m2 où vivent des familles entières, il fallait donner de la cohérence à la présence religieuse dans ce milieu. C’est ainsi que l’'idée d'un début de collège au-dessus des frères est devenue une réalité.

Aujourd'hui, les salles de classe sont aménagées sur un niveau entier du bâtiment des frères. Une cour de 600 m2 est réservée aux élèves. C’est une bonne partie du jardin servant à semer du maïs, du mil, et à cultiver des légumes qui est ainsi cédée et mise à disposition de l’établissement. Le terrain de sport est situé à l’extérieur dans le même espace. L'ancienne maison du gardien a été récupérée, reconstruite et agrandie pour y aménager l’administration et deux salles de classe.

Les constructions sont chères et il n'était pas envisageable de commencer par des constructions précaires. Une construction transitoire était alors envisageable. Il a fallu ensuite se pencher sur les textes, prendre connaissance des conditions de création, d'ouverture et d'administration d’un lycée au Burkina Faso et faire l'état des possibilités et potentialités. L'ensemble du projet et des différentes constructions a été réalisé avec l'aide – majeure – des habitants locaux.


Action de grâces

Sans exagération aucune, c’est en moins de six mois que, donnant une nouvelle orientation à la vision, la communauté a résolument démarré le projet pour ouvrir le lycée le 2 octobre 2017, avec un effectif total de 153 élèves répartis en trois classes.

L’œuvre apparaît certes sous des dehors de murs, de structures et d’administration comme quelque chose d’humain, mais c’est avant tout une œuvre divine de la grâce.



Missions du volontaire : Cours de mathétiques au cœur d'un quartier populaire à Ouagadougou

La communauté est à la recherche d'un professeur de mathétiques qui pourrait assurer des cours pour les classes de 6ème, 5ème et 4ème du collège de ce quartier précaire pour la rentrée de septembre 2018.



Qualités requises :

- Ouverture culturelle et capacité à s’adapter dans un autre pays.

- Contact avec les jeunes.

- Capacité à travailler en équipe.

- Esprit d'aventure et bonne santé physique.

Formation requise :

- Intérêt pour l'enseignement.

- Compétences en mathématiques (niveau collège).



D'autres missions à pourvoir...

La communauté aimerait un jour recevoir, à l'université de Ouagadougou (déjà existante auparavant), des volontaires prêts à assurer les cours dans des domaines précis. Ils recherchent :

- Un architecte, pour le département architecture.

- Un juriste docteur ou doctorant, pour la faculté de sciences juridiques.

- Un comptable ou quelqu'un possédant des connaissances en gestion de projet.

Tout reste encore à faire car ces différents postes n'existent pas pour le moment, mais tout pourrait très vite être mis en place !


Durée de la mission : 1 année scolaire.

Les anciens volontaires racontent leur mission