Clémence, Psychologue à Port-au-Prince, Haïti

Lieu de la mission

  • Port-au-Prince en Haïti

« Servir, c’est aimer en acte »

Clémence
Psychologue


Qu’est-ce que qui t’a motivé à partir ?

Je me suis rendu compte lors de mes derniers partiels qu’une fois mes études terminées et avant de commencer à travailler j’avais besoin de voir autre chose, de rencontrer l’autre différemment, en bref, d’aller voir plus loin que le bout de mon nez ! Maintenant ou jamais !



Pourquoi Dom&Go ?

Tout simplement pour la confiance qu’il était possible d’instaurer très rapidement avec les personnes qui gèrent Dom&Go, pour la rapidité des démarches et surtout pour le suivi et l’accompagnement très personnalisés proposés ! C’est une véritable chance d’avoir des interlocuteurs si privilégiés !



Peux-tu nous parler de ce que tu fais ?

Ma mission a été très variée et s'est déroulée dans trois lieux : L’école primaire et secondaire Saint Charles Borromée, le Centre Pédiatrique Marie Poussepin et la maison des sœurs. Je suis psychologue de formation et exerce ma profession auprès des grands du lycée en ayant créé un processus d’orientation professionnelle pour les aider à réfléchir, se représenter l’après (difficile dans un pays où on ne voit pas plus loin que demain), et à se rendre compte de ses compétences, qualités et goûts. L’école Saint Charles Borromée dispose d’une classe pour enfants handicapés, j’ai eu la chance de participer de façon hebdomadaire aux activités organisées dans le cadre du parrainage entre les grands élèves et les enfants handicapés et d’organiser des sessions de sensibilisation au handicap pour les parents et les parrains de ces enfants. À l’école je donne aussi quelques cours de français. Je travaille également avec des patients du Centre Pédiatrique lors de psychothérapies individuelles et offre un coup de main administratif. Une fois de retour à la maison je me rends disponible à n’importe quel moment pour les sœurs chez lesquelles j’habite… Je ne risque pas de m’ennuyer.



Qu'as-tu appris, que retires-tu de cette expérience ?

J'ai appris à apprécier les petites choses du quotidien. Mes priorités ne sont plus les mêmes. Mon plus gros défi a été de différencier la qualité du normal ou du pathologique dans une culture tellement différente de la nôtre ! En France cela constitue une difficulté quotidienne normale mais ici plus que tout il m’a fallu faire attention à ne pas imposer mes schémas de pensée, à toujours remettre en question la qualité du normal ou du pathologique pour comprendre les histoires familiales et personnelles.



Quel conseil donnerais-tu aux suivants ?

Quitte à partir, n’ayez pas peur de partir longtemps !