Anne-Claire, Infirmière à Obout, Cameroun

Lieu de la mission

  • Obout au Cameroun

Auprès des malades, dans la brousse camerounaise

Anne-Claire
Infirmière


Qu'est-ce qui t'as motivé à partir en volontariat international ?

Ce qui m’a marqué dans le week-end de formation Dom&Go à Lille avant le départ, c’est ce qu’à dit le frère Franck : « partir pour revenir » ; revenir et continuer en France à vivre (autrement) de ce que j’ai vécu au Cameroun et débuter une vie professionnelle pétrie de mon expérience de 6 mois en pleine brousse.

Au-delà de ce point, ce qui m’a pousser à partir en mission de volontariat est ce goût de la découverte d’une autre culture, d’une envie de côtoyer de nouvelles personnes, me faire des amis ; une envie d’ouverture d’esprit afin de me remettre en question sur ce que je comprend de la vie, de mes valeurs. Et le goût du risque réfléchi : Me laisser guider par les évènements, les rencontres improbables, savourer chaque instant pour m’en faire un souvenir et une expérience à raconter !


Quel fût le bon moment pour partir ?

J’ai donc décidé de partir après avoir été diplômé infirmière. Et comme toute infirmière, quand on prend son premier poste, on a l’impression de tout réapprendre de son métier ; n’ayant pas travaillé avant le volontariat, ça a été le cas pour moi aussi, d’autant plus avec la découverte de pathologies tropicales et de protocoles de soins très différents des nôtres.


Quelle fut ta mission sur place ?

Infirmière dans un hôpital de brousse : Consultations 7j/7, lits d’hospitalisation, maternité et consultation prénatale, vaccination enfants, bloc opératoire pour petite chirurgie, césarienne, présence d’un laboratoire d’analyse médicale, unité de prise en charge des patients atteints du VIH, etc.

Je retiens essentiellement cela : J’ai pu apprendre à faire des choses que je ne referai jamais en France : points de suture, accouchements, consultations prénatale, etc. Au bout de quelques semaines, j’ai été formée sur l’UPEC (unité de prise en charge) des personnes vivant avec le VIH. Quelle surprise, je ne m’y attendais pas du tout ; j’ai découvert une réalité très présente du Cameroun mais encore tabou. Je me suis retrouvée à faire les annonces les résultats du laboratoire quand le test était positif, à avoir des entretiens relationnels avec les personnes atteintes, les écouter, leurs expliquer comment fonctionne ce virus et comment il se multiplie, les moyens de transmission et quelles mesures prendre pour se maintenir en santé et protéger ceux qui les entourent et enfin a faire de l’éducation thérapeutique. Autant ces temps de consultation étaient une vraie joie pour moi, et un temps privilégié dans un bureau à m’entretenir avec la personne (femme enceinte, jeunes, hommes comme femmes de tout âge), autant la relation et l’écoute me montrait réellement les difficultés vécues dans les familles, les traumatismes, la pauvreté et défis de la vie au Cameroun.


Qu'as-tu appris, que retires-tu de cette expérience ?

Grâce au travail à l’hôpital, j’ai pu travailler sur mon sens de la compassion et de l’empathie et j’en suis fière ! Ces six mois ont été aussi l’occasion pour moi de voir et de toucher ce qu’est la pauvreté vécue là-bas, les traditions et rites liés aux deuils, aux naissances et aux diverses croyances.

Je peux dire que je rentre le cœur serré car je laisse au Cameroun des amis, qui m’ont accueillis et appris de leur culture, mais je rentre heureuse de cette expérience, le regard changé sur la vie et sur les choses matériels. Je me suis découverte en me dépassant, en partant !


Découvrez cette vidéo de Anne-Claire, dans laquelle elle témoigne de son engagement :


Pour en savoir plus sur la mission de Anne-Claire, rendez-vous sur :

http://www.domandgo.fr/obout-cameroun-enseignement.